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The fault in our stars (Nos étoiles contraires) - John Green

24 Février 2013 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Littérature "Young Adult"

The-fault-in-our-stars-copie-1.jpgPrésentation de l'éditeur (celle de Nathan)

"Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature."

 

Commentaire

Avant de parler de ce roman jeunesse plus particulièrement, je vais d'abord vous parler de moi.  Ok, ça fait changement, direz-vous ironiquement.  Mais là, c'est tout de même limite nécessaire afin que vous compreniez la relation que j'ai pu avoir avec ce livre.  Voyez-vous, si vous me suivez, vous devez le savoir mais je suis over-hypocondriaque.  J'en ris, je tourne ça en blague (parce que bon, vaut mieux en rire) mais en vrai, c'est souvent pas mal moins drôle, en fait.   Disons que si je lis un document sur le cancer de la prostate, j'ai limite peur de l'avoir.  J'ai ainsi "survécu" à de nombreuses tumeurs au cerveau (et partout ailleurs, dont la dent et du lobe d'oreille), à un cas de SLA galopante, à la peste et à au moins trois lupus. Après, j'ai arrêté d'écouter House M.D.  Vous pouvez donc vous imaginer qu'un roman où la maladie est au centre de tout, c'était disons... dangereux.  

 

Du coup, j'ai fait ce que je fais toujours face à ce type de roman. 

 

Je reste à distance.  

Par mesure de protection.  Ça a quand même un petit côté "Love Story" ce truc.  (Et là, je vais chanter la chanson pour le restant de la soirée... terrible)

 

On m'avait dit que ça n'avait rien de larmoyant ou de pathétique.  Moi, je dis "oui et non".   Étant donné le thème, c'est tout de même difficile de ne pas tomber dans le misérabilisme.  Et sincèrement, même si je ne crois pas que le but premier du roman et de faire pleurer les foules, des fois, ça flirte tout de même avec ça.  Toutefois, c'est John Green.  Et John Green réussit souvent selon moi à rendre les voix d'adolescents touchantes et très vraies.  Et c'est encore le cas ici.  Et c'est selon moi ce qui sauve le roman.  Ça et la vie qui déborde tout le même, la vie qui tente de se faire un chemin malgré la maladie, malgré la mort qui rôde.  Il y a également beaucoup de lucidité dans la voix de cette jeune fille qui se sait condamnée, qui se sait vivre sur du temps emprunté.   Sa peur de blesser, son sentiment de culpabilité parce qu'elle est malade, parce qu'elle va forcément partir avant d'autres sont très touchants.  On ne la dépeint pas comme une héroïne mais une jeune fille ordinaire qui n'a juste pas le choix.  Et qui garde sa santé mentale comme elle peut, en racontant son histoire triste en tentant de la rendre drôle.  Du moins, aussi drôle que possible.  

 

Ça parle d'amour, même si leur toujours est moins long que d'autres.  Yep, ça parle d'aimer, d'aimer quand même, même quand on sait qu'on va avoir mal.  Ça parle des bons jours.  De moins bons aussi.  Ça parle de grandes aventures.  De premières et de dernières fois.   Donc oui, c'est triste.  Oui, on voit bien où ça s'en va.  Mais j'ai quand même lu ce livre en une journée malgré le tas de cancers potentiels qu'il recèle.  Et ça, ce n'est pas rien.  

 

Il y a beaucoup de citations géniales, que je ne répéterai pas ici.  Mais j'ai beaucoup aimé les dialogues, les références, l'humour qui pointe, l'exaltation qu'il y a sous cette histoire.  J'ai aimé voir évoluer Hazel et Augustus.  Plus vite parce que le temps est compté.  J'ai aimé mais je suis quand même restée à distance.  Par choix.  

 

Un bon roman, qui traite du sujet de la façon selon moi la moins pathétique possible.  Sauf que bon... ça reste que ça l'est un peu, tout de même...  

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