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Gone with the wind (Autant en emporte le vent) - Margaret Mitchell

2 Septembre 2011 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Littérature américaine

GWTW.jpgPrésentation    coup-de-coeur.gif

Les aventures de Scarlett O’Hara, « belle du Sud » fonceuse faisant fi des traditions, avec pour décor la guerre de Sécession en Géorgie. Ayant toujours été élevée dans la ouate et le bonheur tranquille des jours, elle doit faire face aux conséquences de la guerre et de la famine. Tout au long du livre se déploie la relation tumultueuse entre Scarlett, aveuglée par l’idée de son amour de jeunesse, et Rhett Butler.
 

Commentaire

Plutôt que de faire un nouveau commentaire et de l'ajouter à l'ancien suite à cette re-lecture commune proposée par Manu, j'ai remanié le tout.  Parce que ce livre et moi, nous avons une histoire chargée, disons.  Et bon, je ne pouvais pas passer outre cette histoire.  Ni même placer cette histoire à la fin.  Du coup, j'ai réintégré, réécrit, remanié... Bref, voilà, ça donne ça. 

 

Et je vous le dis tout de suite, je n'ai AUCUNE objectivité par rapport à ce roman.  C'est émotif beaucoup plus que raisonnable, comme truc. 

 

D'abord, puisque c'est semble-t-il ma spécialité, je vais encore une fois raconter ma vie.   Ce roman, je le connais par coeur.  Et non, ce n'est pas une figure de style.  Si je lis une traduction et qu'il manque un bout de phrase, je m'en rends compte.  Adolescente, je "devenais "Scarlett pour me sortir de situations difficiles, rien de moins.  Mes parents adoraient, of course.  C'était mon livre culte.   J'ai vu le film je me sais combien de fois, j'ai lu des "making of", des biographies des acteurs, de l'auteur, des livres sur le golden age d'Hollywood, un énorme livre sur la guerre de Sécession et sur l'époque.  Bref, j'étais vraiment "dedans", passionnée, rien de moins.  Le romantisme du vieux Sud, ça me faisait rêver.  Facile, quand on a 13 ans et quand il y a un Rhett Butler dans le roman, d'oublier que ce romantisme était permis par l'esclavage et des conditions sociales pas vraiment parfaites.  À cette époque où, ado, je perdais tous mes repères, où je remettais tout en question, où rien n'était plus comme avant, je me retrouvais très bien dans ces gens dont le monde s'écroule carrément, où leur mode de vie, tout ce qu'ils prenaient pour acquis, disparaît et qui se sont reconstruits avec courage malgré tout, en s'adaptant pour survivre sans se renier. 

 

À toutes les fois que je relis ce roman, j'ai un peu d'appréhension.  Vais-je aimer autant?  Vais-je gacher mon image?  Et si ma perception est maintenant un peu différente, je suis à chaque fois sous le charme et toujours aussi incapable de faire une lecture intellectuelle.  C'est un roman fleuve, tout plein de pages, mais quelle histoire, quelle histoire.  Une véritable fresque historique (certes un peu biaisée par la vision de l'auteur, mais bon), avec une grande histoire d'amour et la guerre de Sécession en arrière plan.   Et moi, à chaque fois que je plonge dedans, je suis accrochée.  Je vis avec émotion et crainte la nouvelle du début de la guerre au barbecue chez les Wilkes, j'aurais aussi le goût de secouer Ashley tout le long du roman, je m'enrage avec Scarlett, je planifie avec elle ses manigances, je crains la publication des listes à Atlanta, je valse pendant le bal de charité, et pas en noir, je fuis Atlanta le souffle court et je me laisse courtiser par Rhett, THE héros masculin pour moi.  Celui qui ose tout, qui transgresse toutes les règles, mi pirate, mi homme du monde, moqueur, qui ne ménage personne.  Bref, je suis encore amoureuse.  

 

Pour moi, ces personnages existent réellement, ils font partie de ma vie depuis mes 13 ans.  Les rues d'Atlanta seront toujours pour moi ce qu'elles sont dans ce roman, je refuse d'ailleurs d'y aller maintenant parce qu'il paraît que Peachtree road, ça n'a vraiment plus rien à voir, hein.  Ok,  bien entendu, j'ai le goût de brasser un peu Scarlett, qui est souvent détestable, de lui ouvrir les yeux un peu (quoique  bon... un homme de 35 ans et une fille de 16 ans, c'est plus romantique dans ce contexte que dans la vie, hein...)  La dernière partie du roman, après la mort de l'un des personnages, m'est particulièrement pénible parce que c'est une suite de malentendus et que je trouve ça tellement, tellement triste de les voir passer à côté du bonheur, de voir venir l'indifférence, de voir certains personnages gâcher une partie de leur vie pour une illusion, quelque chose qui n'est plus.  J'ai réellement le coeur serré à chaque fois. 

 

Plusieurs trouvent des longueurs, d'autres mentionnent que c'est un sacrilège d'idéaliser une époque qui n'avait rien d'idyllique pour une grande partie de la population.  Je sais.  Mais pour moi, qui aime et vis chaque moment, je trouve toujours que je le referme trop vite, ce roman.  Je ne m'y ennuie jamais, je savoure tout.   Je suis curieuse par contre... avant, j'étais incollable au sujet de ce roman.  Je pouvais répondre à n'importe quelle question... je me demande bien si je le peux encore ou si mon cerveau a trop vieilli...  Si vous avez le goût de me poser une colle, juste pour voir, go for it! 

 

Et bon, soit dit en passant... je dis ça comme ça... mais j'aurais pour ma part été beaucoup plus gentille avec Rhett, moi... Pauvre chou! 

 

Et soit - aussi - dit en passant... (je vais passer lentement si je dis tant de choses, hein!), je veux des robes comme Scarlett.  Et idéalement son tour de taille.  Je sais, ce dernier commentaire est d'une pertinence fulgurante. 

 

Je vais donc attendre que Manu fasse tout le travail et place les liens des autres participants à la lecture commune (il y en a une trallée)... et je vais faire un beau copier-coller.  :)) 

 

Ah oui!  Pour en savoir plus sur le film, vous pouvez lire ce livre, plein de superbesphotos,  ou ce livre.  La bio de Margaret Mitchell écrite par Anne Edwards se lit comme un roman et la bio de Vivien Leigh par ... n'est pas mal non plus.  Mais bon, je n'en pas lu 50, hein, je peux difficilement comparer.  Have fun!

 

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