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A rose in winter (Une rose en hiver) - Kathleen E. Woodiwiss

21 Décembre 2012 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Romans d'amour et de guimauve... sans vampires!

A-rose-in-winter.jpgPrésentation de l'éditeur (celle de "J'ai lu")

"Entre Christopher Seton et Erienne Fleming, la rencontre fut brève, passionnée, inoubliable... Pourtant, Erienne doit oublier : demain, son père, le maire de Mawbry, la met aux enchères. Le plus offrant sera son mari. M. Fleming a des dettes de jeu à honorer et, dans l'Angleterre du XVIIIe siècle, pareille pratique est admise... C'est lord Saxton qui l'emporte. On le croyait mort et le voici qui réapparaît, corps difforme, visage masqué de cuir. Erienne ne peut que se soumettre. Malgré sa répulsion, elle est bientôt touchée par la tendresse délicate de ce mari inconnu. D'étranges souvenirs assaillent et son corps et son coeur... Quel est donc le secret de lord Saxton ?"

 

Commentaire

On m'avait pourtant prévenue que c'était du "Old School".  Mais bon, je me suis quand même laissée tenter par les super bons commentaires sur Goodreads et par la réputation du roman, qui a été un coup de coeur d'adolescence pour plusieurs lectrices de qui je partage les goûts.  J'ai maintenant bel et bien compris.  Ce type de romances, ce n'est pas du tout pour moi.  Je dirais même plus, si ça n'avait pas été une lecture commune avec ma copine Sandy, je ne l'aurais franchement pas terminé.  Ce que ce fut pénible!

 

Pourtant, pour être honnête, tout n'avait pas si mal commencé.  Bien entendu, j'ai pu découvrir que les héroïnes aux yeux improbables étaient déjà à la mode en 1984.  Et que fin 18e, en Angleterre, à la première rencontre, on demandait de se faire appeler par son prénom.  Mais bon, ça, c'est peut-être que je n'ai pas lu beaucoup de livres se déroulant dans ce milieu avant.  De plus, j'ai aussi appris que le langage des parents (voire même d'un village complet) ne déteignait pas du tout sur les belles héroïnes (à la poitrine plantureuse et à la taille fine, of course).  Mais quand même.  Ce n'est pas mal écrit, même si c'est fleuri comme langage.  C'est plein de descriptions et la tentative pour créer l'atmosphère est plutôt réussie, que ce soit dans le village, dans le bar ou dans le manoir.  

 

Autre point positif, l'héroïne n'est pas complètement stupide.  Bon, parfois, on se demande pourquoi elle n'allume pas sur certains aspects mais en gros, elle est loyale, gentille (mais pas trop) et ses actions parlent quand même pour elle.  J'ai eu un petit brin d'espoir suite à son mariage (moi, les balafrés, ça me rappelle Joffrey de Peyrac et La belle et la bête, du coup, j'aime bien.  Dans les livres) mais disons que mes craintes du départ se sont révélées fondées et que dans toute l'histoire, il n'y avait qu'UN petit truc que je n'avais pas deviné au premier tiers du roman.   Attendre tout le roman que le tout se déroule, c'est ma foi... long.  Et sur presque 600 pages écrites tout petit, c'est encore plus long.   Il y a des intrigues, plein de choses qui se passent, mais j'avais tout vu venir de loin.  Et que dire de l'intrigue principale.  Les malentendus deviennent grrrrr...

 

Maintenant, passons à ce qui m'a VRAIMENT énervée dans tout ça.  Deux choses, en fait.  Le manichéisme est é-pou-van-ta-ble.  Les méchants sont des gros vilains méchants sur toute la ligne.  Ils sont responsables de tous les maux de la terre, sont profiteurs, désagréables, hypocrites.  Mention spéciale au père de la douce et merveilleuse Erienne (une vente aux enchères par son père?  J'ai lu sur des blogs romance que c'était courant à l'époque... mais bon... really?).  Et à Claudia Talbot.  Pas un pour racheter l'autre.  Bref, à chaque nouvelle vilenie, je soupirais bruyamment.  C'est que trop, c'est comme pas assez   Un moment donné, la coupe est pleine.

 

Mon autre bug?  La présentation de la femme dans le roman.  En gros, ce sont des saintes ou des bitch/putes.  Choisissez.  Impossible de ne pas savoir que Erienne est magnifiquement belle et désirable non plus, vu que c'est de cette façon (et de cette seule façon) qu'on nous la décrit.  Elle est tellement désirable que tous les hommes qu'elle croise ne peuvent s'empêcher de tenter de lui sauter dessus ou de la forcer.  Tous.  Et même les gentils profitent de toutes les occasions possibles pour la faire asseoir pour admirer son profond décolleté de haut ou encore son joli derrière.  Ou sa taille fine.  La seule chose qui est - répétitivement - remarqué par celui qui gagnera son coeur, c'est son physique qui le rend complètement fou de désir dès qu'il la voit.   Je ne sais même pas s'il a remarqué que son aimée était autre chose qu'une paire de seins.  Du moins, il ne le mentionne pas.  Ou alors c'était pendant que je lisais à toute vitesse, à la fin, dans le but d'en finir au plus vite.  

 

Vous l'aurez donc compris, c'était - je l'espère - ma dernière incusion consciente dans la romance "old school".  Je vais rester dans les trucs plus récents, je pense.  Ou, au pire... courts!

 

Je vous invite à ne pas vous fier à mon seul avis (je vous rappelle que pour plusieurs, ça a été un livre coup de coeur) et à aller voir ce que Sandy en a pensé!

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