Lundi 26 mai 2008
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Résumé
"Sur une petite île du Pacifique, Matilda et ses camarades de classe se passionnent pour les aventures vieilles d'un siècle d'un orphelin appelé Pip,
dans une ville appelée Londres, qui leur apparaît plus réelle que leur propre région à feu et à sang.
Mais dans une île ravagée par la guerre, l'imagination ne protège pas toujours de la folie des hommes.
Commentaire
C'est définitivement la couverture qui m'a attirée vers ce livre. Et sur la couverture, il y avait le mot "Pip", qui me criait très très fort d'un bout à
l'autre de la librairie! Et finalement, un billet positif chez Lily a achevé le travail de tentation!
J'ai lu ce livre par petits bouts... presque un chapitre par jour, au début, comme les étudiants du roman. J'ai donc mis un peu de temps à accrocher mais au final, je l'ai beaucoup aimé,
particuilèrement la partie qui se déroule sur cette île colorée aux coutumes venues d'ailleurs, où on entendrait presque crier les oiseaux et le bruit des vagues. Sur cette île, c'est la
guerre, c'est l'horreur. Ils sont oubliés, livrés à eux mêmes, vivent de rien... Ils ont peur, ils survivent comme ils peuvent, malgré les rebelles et les Peaux rouges qui peuvent débarquer à
tout moment.
Mr. Watts, un homme bizarre, est le seul Blanc de l'île, les autres l'ayant désertée avant qu'il ne soit trop tard. Il devient leur professeur et leur lit "Les grandes
espérances". Matilda, la narratrice se passionne pour Pip, qui devient pour elle plus réel que Dieu et le diable, et qui sera la cause de bien des tourments dans le village.
Ce récit raconte l'éveil à la littérature de la jeune Matilda. Un éveil qui lui devient presque nécessaire tant elle a besoin de s'évader de son quotidien frisant
le surréalisme. Un bel hommage au pouvoir des mots, à la magie des livres, mais aussi à ces personnes qui avaient également leurs grandes espérances et qui ont tout quitté pour elles. À
ces personnes qui marquent des vies malgré (ou peut-être à cause de) leurs faiblesses.
Mais surtout... ce livre donne une envie folle de lire (ou de relire, dans mon cas) "Les grandes espérances", qui est un roman qui m'a beaucoup marquée. Sauf que j'ai dû le
prêter à quelqu'un... et oublier que je l'avais prêté parce que je ne le trouve nulle part! Comme dirait Caliméro... la vie est trop inzuste!!!
8,5/10
Samedi 23 février 2008
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02:18
Résumé
"1939, l'Allemagne nazie. Le pays retient son souffle. La Mort n'a jamais été aussi occupée... elle le sera bientôt encore plus.
Près de la tombe de son frère, la vie de Liesel Meminger change quand elle ramasse un objet, presque enterré sous la neige. C'est un livre "The grave digger's handbook", laissé là par
accident. C'est aussi son premier vol de livres. Ainsi commence une histoire d'amour avec les livres et les mots et avec l'aide d'un joueur d'accordéon, elle apprendra à lire."
Et il y aura d'autres vols de livres...
Et il y aura un boxeur Juif...
Et il y aura un garçon aux cheveux couleur de citron..
Commentaire
Depuis que j'ai refermé ce livre, une chanson de Goldman me trotte dans la tête. "Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt..." Parce que même si, dans ce livre, nous
sommes aux alentours de Munich, nous sommes quand même dans l'Allemagne Nazie, Hitler, l'expert des mots, jouit alors d'une bonne popularité et plusieurs ne se posent pas vraiment de
questions... Etre nazi, y adhérer, ça semble aller de soi. Mais pas pour tout le monde. Pas pour les Hubermann. Pas pour la petite voleuse de livre, qui vole ses mots presque un à
un.
Il est difficile de ne pas être touché par l'histoire de Liesel qui arrive dans sa famille adoptive vers 9 ans et qui doit déjà faire le deuil de son frère et de sa mère. C'est du
fond des rues de son quartier pauvre de Molching que nous suivrons la guerre. La Mort est le narrateur mais c'est avec la naïveté de Liesel et Rudy, qui grandissent dans cet univers fait de
vols de pommes, de soccer dans la rue et de jeunesse hitlérienne qu'elle nous est racontée en grande partie. L'amitié de Rudy et Liesel apparaît dans tous les petits gestes quotidiens,
petites bouffées d'air frais dans ces temps difficiles.
Les mots prennent une grande place dans ce récit. Leur pouvoir transparaît partout et ils sont utilisés aux pires fins comme aux meilleures. Ce roman est d'ailleurs à la fois plein des
pires horreurs et de lueurs d'espoirs. J'ai beaucoup aimé les personnages de Rudy, de Max et de Hans... ils sont attachants, bienveillants... "caring" (je n'ai jamais été capable de
trouver un mot équivalent en français... même si je cherche, je ne trouve rien qui ait pour moi le même sens...). Certaines scènes sont déchirantes et j'avoue que vers la fin du roman,
j'avais les yeux vraiment dans l'eau (ok... façon douce de dire que j'ai versé un gros paquet de larmes!). Le conte de Max est la partie qui m'a le plus touchée dans tout le
roman, je crois.
Mon bémol? Le style!!!! J'ai eu teeeellement de difficulté à m'accrocher au début, c'est incroyable. Et tout ça à cause du style froid, détaché, presque enfantin donné à la
narration. Les petites parenthèses ironiques de la mort me faisaient décrocher du récit... Au milieu du roman, j'y étais habituée et je l'ai terminé rapidement mais j'ai vraiment
peiné au début. J'aime plusieurs styles littéraires, autant le style descriptif, le style dépouillé que le style poétique... mais là, non. Je ne m'y suis pas retrouvée et j'ai
vraiment dû faire un effort pour passer par dessus. Il y a aussi certaines choses sur lesquelles j'aurais aimé en apprendre davantage... ce qui se passe entre la partie 10 et
l'épilogue, entre autres. J'ai décidé d'imaginer ça à mon goût... comme ça je ne serai pas déçue!
Bref, une belle histoire, qui m'a fait me poser beaucoup de questions (bon, ce n'est certe pas la première fois qu'elles étaient soulevées...) et qui me laisse pensive, mais que j'aurais davantage
appréciée racontée autrement... L'idée d'avoir la Mort comme narrateur n'était pas mauvaise, mais j'aurais aimé que la mort écrive... différemment!
7,5/10
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