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Wither (Éphémère) - Lauren deStefano

13 Mars 2012 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Littérature "Young Adult"

Wither.jpgPrésentation de l'éditeur (celle de Castelmore, pas celle de mon édition)

"L'humanité croyait son avenir assuré.


La science avait créé des enfants parfaits, immunisés contre toutes les maladies. Mais qui pouvait imaginer le prix à payer? Car désormais, personne ne survit au-delà de vingt-cinq ans. Le monde a changé. Pour les jeunes femmes, la liberté n'est plus qu'un souvenir. Au nom de la survie de l'espèce, elles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames. Rhine a seize ans. Quand elle se réveille dans une prison dorée, elle n'a qu'une idée en tête : fuir.


Qu'importe l'amour que lui portent son mari et ses soeurs épouses. Quand on n'a que quelques années à vivre, la liberté n'a pas de prix."

 

Commentaire

Bon, là, je sens que je vais me faire chicaner.  Avant, j'aurais dit "lapider" par les fans mais la blogo est beaucoup moins hard qu'avant avec les gens qui ne pensent pas comme la majorité alors je pense que je vais m'en sortir sans insultes.  On va espérer. 

 

Alors "Wither".  Il s'agit d'une dystopie se situant dans un monde post-apocalyptique où, suite à des manipulations génétique, des humains "première génération" sont parfaits alors que leur progéniture, quant à elle, voit sa vie raccourcie à 20 ans pour les filles et 25 ans pour les garçons.   La vie est rude et Rhine, 16 ans, l'héroïne, est kidnappée pour devenir l'une des épouses de Linden, un jeune homme de 21 ans très riche.  Elle se réveille dans une fabuleuse maison remplie d'illusions où on la traite aux petits oignons mais où une menace plane.  Et elle ne veut qu'une chose, fuir. 

 

D'abord, en ouvrant le roman, j'ai eu peur à la mention du "virus" qui tue tout le monde.  Je n'aime pas les virus.  Une chance qu'il est fictif - et que j'ai passé 20 ans - parce que sinon, le lendemain, c'est officiel que je me serais imaginé l'avoir contracté.  Je me connais hein!  Mais bon, je me suis inquiétée pour rien, c'est une menace présente mais ma foi assez peu développée (j'aurais d'ailleurs aimé en savoir plus là-dessus... mais j'y reviens...).  Je dois également dire que je crois réellement que le roman est basé sur de bonnes idées, qui ne sont pas toujours politically correct et qui, selon moi, auraient pu être davantage exploitées.  La polygamie, l'idée d'une jeune épouse de 13 ans, les mariages forcés, les apparences... bref, il y a de bonnes pistes et je suis pas mal certaine que ça plaira à la plupart des lecteurs. 

 

Je vais maintenant vous dire ce qui m'a ennuyée.  Et qui a fait que j'ai eu du mal à adhérer au reste.   D'abord, le virus.  Qui tue à un âge TRÈS précis.  Comme ça.  Un jour en parfaite santé et un autre jour, tu ne vas plus du tout.    Il est où le rationnel?  Oui, une espérance de vie diminuée, je veux bien croire.  Oui, l'idée d'une vie où on sait quand on va mourir est assez géniale et entraîne une réflexion intéressante sur les priorités et les valeurs.  Mais bon, je n'ai pas pu m'empêcher tout au long de trouver que ça ne se tenait pas, tout de même.  Je n'ai pas pu non plus m'offusquer "tant que ça" sur certaines pratiques (dont je ne parlerai pas pour ne pas spoiler).  Il y avait un filon intéressant à exploiter dans les guerres d'idéologie mais ce n'est qu'effleuré.  Dommage.  Et bon, si la terre est inondée, vous croyez vraiment qu'il ne restera que les États-Unis?  Genre que le roman se passe en Floride, pas nécessairement le point le plus haut du globe.   Mais je me pose des questions à savoir si ce n'est pas un procédé, quand même... we'll see!  Du coup, la rationnelle en moi bougonnait déjà au début. 

 

Le roman a un rythme assez lent mais bizarrement, ça, ça m'a plu.  J'ai apprécié entrer dans cette atmosphère, observer des changements subtils, voir les relations se développer entre les épouses et Linden, qui m'a finalement touchée.   Ces relations ne sont pas linéaires, au contraire, et c'est selon moi l'un des points forts du roman.   Cecily, la jeune fille de 13 ans qui VEUT être où elle est, nous fait passer par toute la gamme des émotions.  Bien entendu, j'aurais aimé que certaines questions se posent plus sérieusement au lieu d'être juste entrevues.  Parce que quand même, malgré tout, quand il te reste trois ans et quelque à vivre, il y a des choses à reprioriser, n'est-ce pas.  J'aurais aimé aussi qu'on aille plus loin dans le "politically incorrect".  Ce qui aurait été quand même assez facile. 

 

Finalement, mon gros point négatif.  Il y a une romance là-dedans.  Et je n'y ai pas cru.  Aucunement.  Non mais ils ne se connaissent pas!  Elle vient d'où, cette obsession?  Bref, même si le personnage semble avoir un certain potentiel, soit il est mal développé ou soit je suis devenue trop vieille pour accrocher aux jeunes premiers adolescents.  Et de ce côté-là, j'aurais aimé que ça se passe autrement. 

 

Bref, bizarrement, malgré tous ces bougonnages, je suis pas mal certaine que je lirai la suite - et rapidement, en plus - car je sens que l'auteur veut nous mener quelque part... mais je ne sais pas du tout où.  Je me demande vraiment ce qui va se produire ensuite.  Je suis une éternelle curieuse, en fait!

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