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Volte-face et malaises - Rafaële Germain

23 Septembre 2012 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Littérature québécoise

volte-face-et-malaises.jpgPrésentation de l'éditeur

"Comment survit-on à une peine d'amour?

 

Pour Geneviève Creighan, la réponse est simple: boire beaucoup trop et se moucher compulsivement dans le poil de ses chats en attendant que ses deux meilleurs amis organisent une opération de sauvetage. Entre les mauvais conseils de son père, les encouragements de ses proches, les leçons d'une psy à l'allure de starlette et les bras réconfortants d'un autre homme, Geneviève cherchera, plus ou moins adroitement, à panser ses blessures. Et elle découvrira que si l'on est responsable de son propre bonheur, celui-ci se trouve rarement où on l'attend."

 

Commentaire

Ce roman, je l'ai acheté et lu dès sa sortie.  Bon, je sais, c'est un peu étrange de dire ça vu que la dite sortie date d'il y a quelques mois mais ce que vous ne savez pas nécessairement, c'est que nous sommes mi-mars au moment où j'écris ces lignes.  Oui, j'ai trop de billets d'avance.   Et si je l'ai lu dès sa sortie, c'est que j'ai adoré "Soutien-gorge rose et veston noir" de la même auteure.   J'avais un peu moins aimé "Gin tonic et concombre" et je vais l'avouer tout de suite, j'ai encore moins accroché avec "Volte-face et malaises". 

 

On retrouve pourtant dans ce roman plusieurs des éléments qui ont fait que j'avais  apprécié les romans précédents.   Des personnages un peu artistiques et hauts en couleurs, une narration remplie d'auto-dérision et de détails comiques, des dialogues parfois assez réalistes merci ainsi que des amitiés remplies d'inside jokes et de petites habitudes.  Oui, il y a tout ça dans "Volte-face et malaises".   Pourtant, j'avoue avoir eu quand même hâte que ça finisse...

 

Ce roman, c'est l'histoire de Geneviève qui se fait domper par son chum.  J'ai arrêté de compter le nombre de fois où le mot "domper" apparaît dans le roman à 14.  Parce que je m'énervais moi-même.  Geneviève est donc complètement démolie, elle ensevelit ses deux meilleurs amis sous des torrents de larmes et de discussions incessantes sur le comment, le pourquoi et le comment du pourquoi.  C'est donc complètement normal que cette fille tout à fait égocentrée (à ce moment précis) nous livre sans cesse de répétitives variations sur un même thème.  Mais je dois avouer que moi, un moment donné, j'en avais plus qu'assez de ses éternels questionnements et requestionnements.    J'ai trouvé ça long, long, long!  526 pages à ne parler que de son ancienne relation, de l'amour et de son importance, du peut-être nouveau gars qui est entré dans sa vie...  Bref, j'étais lassée. 

 

De plus, pour la première fois dans un roman de l'auteure, le niveau de langage et l'occasionnelle vulgarité m'a tout de même un peu agacée.  Vous me direz que ce n'est pas nécessairement différent des romans précédents.  En effet.  Mais allez donc savoir pourquoi, cette fois-là, l'utilisation fréquente de certains termes m'ont fait tiquer.    Et les répétitions!  Chaque réflexion est faite au moins deux fois (une fille en peine d'amour majeure, ça radote, vous direz.  Et vous aurez raison hein!).  Chaque blague aussi.   La vodka-mûre-crevettes, la première fois, c'est comique.  Même chose pour les chats-mouchoirs.  Au deuxième rappel, ça va encore.  Au quatrième (ou au cinquième, je n'ai pas compté), bon, c'est quand même moins drôle, non?

 

Les personnages secondaires sont présents, importants et souvent un peu fous (le portrait de l'ado est ce qui m'a fait le plus rire), j'ai tout de même trouvé que le roman était tellement centré sur Geneviève que les autres avaient relativement peu d'épaisseur et n'échappaient pas vraiment à la caricature.  Dommage car leurs aventures auraient pu apporter à l'histoire. 

 

Une déception pour moi donc.  Si le portrait d'une fille en peine d'amour est quand même réussi, si les situations sont encore loufoque et si certaines répliques m'ont bien fait sourire, j'ai eu du mal sur la longueur.   Et j'ai résisté tant bien que mal à lire certains passages en diagonale... 

 

Mon Québec en septembre

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