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Volkswagen Blues - Jacques Poulin

13 Septembre 2012 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Littérature québécoise

Volkswagen-blues.jpgPrésentation de l'éditeur

À part l'auteur, mon édition ne présente rien du tout... il va donc falloir lire mon billet!

 

Commentaire

Ce livre est le livre préféré d'un de mes bons amis qui ne lit presque pas.  Il l'avait lu à l'école et avait été transporté.  Je l'ai pour ma part trouvé dans une biblio-vente... et l'avais laissé dormir sur une étagère.  Il a donc fallu que j'aie une Promenade des écrivains sur Jacques Poulin que je sorte le roman de ma pile. 

 

Ce roman commence avec un bus Volkswagen.  J'imagine un vieux Wesfalia, un genre de truc qui donne le ton un peu bohême au roman.  Jack Waterman est entre deux âges.  En fait, c'est son pseudonyme d'écrivain.  Et là, il est entre deux romans.  Quinze ans après avoir reçu une carte postale de son frère Théo, parti depuis plusieurs années, il décide de partir à sa recherche à Gaspé.  C'est à cet endroit qu'il rencontre la Grande Sauterelle, métisse mi-blanche, mi-amérindienne.  Cette rencontre et les circonstances les mèneront sur les routes du Canada et des États-Unis, sur la piste de Théo mais, surtout, à la recherche d'eux-mêmes. 

 

Ces deux personnages, tout les sépare.  Leur âge, leur vie, leur façon d'appréhender les choses.  Ils passeront pourtant l'été tous les deux.   Jack a rêvé son grand frère Théo.  Le plus grand, le plus fort, le plus aventureux.  Un héros comme ceux qui ont traversé l'Amérique et découvert l'Ouest.  Lui, il se trouve un peureux, ordinaire.  Elle, la Grande Sauterelle, elle se cherche.  Pas tout à fait blanche, pas tout à fait Amérindienne. 

 

Ce roman m'a donné une envie folle d'embarquer un sleeping bag et un sac de vêtements et de partir comme ça, sur la route.  Sur l'Oregon Trail ou la Route 66.  Avec un but un peu lointain, presque improbable.  Dans Volkswagen Blues, il y a la route, l'errance mais aussi ces découvreurs, ces explorateurs dont ils suivent les traces.  Les deux personnages confrontent leurs visions de l'histoire et des événements.  Parce que les héros des blancs et les héros des autochtones ne sont souvent pas les mêmes.  Et avec une autre lunette, les événements sont bien différents.  J'ai eu aussi envie de relire à ce sujet, sur Daniel Boone, Jolliet et Marquette.  Sur tout ce qu'on m'a appris à l'école sur l'histoire de l'Amérique et que je me suis empressée d'oublier. 

 

Bien entendu, il y a des coïncidences un peu incroyables.  Voire même improbables.  Mais j'ai choisi en ouvrant ce livre de mettre ça de côté et de me laisser porter par cette histoire.  On y retrouve les thèmes chers à Jacques Poulin: l'écriture, un certain mal de vivre.  Il y a même un chat.  Rien n'est dit clairement, rien n'est précisé quant aux relations des personnages.   Cest au lecteur de s'imaginer.  Et si la plume de Poulin m'a semblé un peu moins poétique que dans Le vieux chagrin, ça s'accorde très bien au thème et on retrouve également le côté nostalgique, rêveur, qui m'avait plu dans le précédent roman que j'ai lu de l'auteur.  Il y a beaucoup de littérature aussi, avec Kerouac en tête de liste.  Certaines phrases sont magnifiques.

 

Un voyage à travers une Amérique aux multiples facettes mais aussi un voyage intérieur pour les personnages.  Une belle lecture, donc.  J'ai beaucoup aimé!

 

Mon Québec en septembre

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