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Train de nuit - Martin Amis

11 Décembre 2013 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Littérature Europe (anglais)

train-de-nuit.jpgCe roman, je devais le lire pour le challenge d'Ys.  Genre, le 20 novembre.  Comment on dit... oups??

 

C'était ma première rencontre avec l'auteur.  C'est d'ailleurs peut-être pour ça que j'ai tant de mal à bien cerner ce roman.  Roman noir?  Parodie des polars?  Du langage américain?  Bref, je sens que je serai un peu décousue parce que probablement que j'ai compris plusieurs points tout de travers... si une bonne âme l'a lu, je serais preneuse pour une bonne discussion!

 

D'emblée, dès la première phrase, on sent que ça va être particulier.  "Je suis de police".  Heu... ok.  Weird.  On va voir en anglais.  "I am a police". Pas policeman ou policewoman, mais juste police.    Ici, au Québec, "c'est une police", on dit ça.  Mais aux États-Unis (car c'est dans une ville un peu glauque américaine que ça se passe), je n'ai jamais entendu dire ça.  A cop.  Mais pas "a police".  Mais bon, je m'égare.  Je ne suis pas États-Unienne non plus hein!  Tout ça pour dire qu'on a affaire à un "je" à la voix bien particulière, parlant une espèce de jargon mi-anglais, mi-américain, mi-policier.  Mike Hooligan, la narratrice (parce que oui, c'est une fille), ne l'a pas eue facile.   Elle enchaîne les bons à rien et a l'air d'un joueur de football.   Puis un jour, on lui demande un service.  Elle doit aller annoncer à son mentor, celui qui lui a sauvé la vie, que sa fille Jennifer s'est suicidée.  Jennifer qui était la joie de vivre incarnée.  La personne la plus équilibrée de la terre.  Belle, brillante astrophysicienne, avec son copain tout aussi beau et intelligent.  

 

Il y aura donc enquête non-officielle.  Ou quête.  Pour comprendre.  Pour voir ce qui se cache derrière ce suicide.  

 

Si j'ai beaucoup adhéré au personnage de Mike et à la narration - en partie - (que j'entendais en voix off, comme dans un vieux film noir, avec un accent populaire), j'avoue être restée un peu en plein milieu d'un souffle à la fin de ce roman.  Et pas certaine de comprendre non plus.  J'ai apprécié les réflexions sur la vacuité de la vie, sur les apparences, sur l'absurdité de certains crimes (genre, pour une histoire de couche-culotte), sur la notion de vie/survie.  J'ai apprécié les interrogatoires, les pistes, la démarche.  Puis, soudainement, le doute... une procédure policière, vraiment?  Hmmm... pas certaine.   Et j'ai beaucoup, beaucoup réfléchi une fois la dernière page tournée.  

 

Toutefois, étant donné que je me suis sentie un peu... stupide à l'occasion, je ne peux pas dire que j'ai totalement embarqué non plus.  

 

Je vous l'avais dit, vous pouviez aisément vous passer de cet avis-qui-ne-veut-rien-dire!  Ma spécialité, n'est-ce pas!  N'empêche que je relirai l'auteur, ne serait-ce que pour voir si le style, avec ses répétitions et sa manière d'aller droit au but est caractéristique ou pas. 

 

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