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The bronze horseman (Tatiana) - Paullina Simons

12 Août 2011 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Littérature américaine

Bronze-horseman.jpgPrésentation de l'éditeur (mal traduite par moi)

"Leningrad.  La guerre n'a pas encore touché dette cité à la grandeur passée, ou la vie de deux soeurs, Tatiana et Dasha Metanova, qui partagent une pièce dans un appartement délabré avec leur frère et leurs parents.  Leur monde est chamboulé quand les armées d'Hitler attaquent la Russie et commencent leur interminable blitz sur Leningrad.

 

Mais il y a de la lumière dans toute cette obscurité.  Tatiana rencontre Alexander, un jeune et brave officier de l'Armée Rouge.  Fort et confiant, mais ayant toutefois un passé trouble, il est attiré vers Tatiané - et elle vers lui.  La famine, le désespoir et la peur prennent bientôt d'assaut la ville pendant le terrible hiver du siège Allemand.  L'amour impossible de Tatiana et d'Alexandre menace de déchirer la famille Metanov et d'exposer les secrets dangereux qu'Alexander protège - un secret aussi dévastateur que la guerre elle-même - alors que les amoureux sont emportés par les vagues brutales qui vont changer leur monde et leur vie pour toujours."

 

Commentaire

Avant de commencer cette chronique, je vais préciser que je vais vous parler d'un "romance novel" sur fond historique.  Et par un roman historique avec une histoire d'amour dedans.  Je ne sais pas si vous comprenez la distinction que je veux faire mais il faut comprendre que je n'aborde pas du tout les deux genres de la même façon.  J'avais le goût d'un roman d'amour, tragique de préférence... et j'ai été servie!  Et bouleversée par cette histoire, que j'ai dévorée en une journée et demie... jusqu'aux petites heures du matin.

 

"The bronze horseman", c'est la statue de Pierre le grand, fondateur de St. Petersburg (Leningrad), érigée par Catherine II.  C'est aussi le titre d'un poème de Pouchkine, significatif pour le peuple russe qui sera maintes fois cité dans le roman, en particulier avec l'image de la statue qui poursuit Evgenii, le héros du poème.  (Ok, parenthèse.  Dans le roman, il semble être confondu avec Eugène Onéguine... bizarrement, après avoir lu les deux, je n'aurais pas pensé que c'était le même Evgeni.  Ou alors on parle des deux romans.  Mais bon, j'ai juste trouvé ça étrange quand je suis tombée dessus.  Fin de la parenthèse.) Symbolique pour les deux héros, dont l'amour quasi-impossible sera entravé par la loyauté, l'honneur, l'amitié, la famille, la Russie communiste même.  

 

Nous sommes donc en 1941, en juin.  Ce sont les nuits blanches de Leningrad et la guerre vient d'éclater.  Lorsque Tatiana et Alexander se voient, il se passe quelque chose.  Elle a 17 ans, lui, 22.   Et Dasha, la soeur aînée de Tatiana, est amoureuse de lui.  Et Tatiana n'a qu'une soeur, qu'elle aime énormément, alors que "des hommes, il y en aura toujours".  Tatiana est la plus jeune, la plus frêle, dans la famille.  Elle a toujours fait ce qu'on lui dit de faire et ne voit pas comment il pourrait en être autrement.  Jusqu'à Alexander, qui lui laisse entrevoir autre chose.  Mais c'est la guerre, la famine, le siège, et rien ne va se passer comme prévu.

 

C'est une épopée cette histoire.  Une épopée qui nous transporte dans cette Russie où la patrie venait avant, où la population venait en second, où le concept de vie privée, de moment privé, était inconnu et où chacun n'était pas réellement vu comme un individu à part entière.   Tatiana n'a jamais connu que ça.  Pour elle, c'est normal.  C'est normal que les pères soient ivres et c'est de la faute des enfants s'ils les frappent dans cet état.  C'est normal de se priver pour ceux qui en ont le plus besoin.   Le siège, la famine, les conditions, l'auteure réussit à bien décrire ce que ça a pu être (je ne sais trop avec quel degré de réalisme, je ne suis pas particulièrement calée en ce qui concerne cette époque) et nous nous y croyons, dans cette Russie assiégée.  Nous commençons à accepter avec Tatiana l'inacceptable.  L'impossiblité d'enterrer les morts, d'avoir de l'aide.  Parce que c'est comme ça, c'est tout.  Et cette jeune fille de 17 ans, que tout le monde voyait trop jeune et trop faible pour survivre va dépasser ses limites, par amour (oui, je sais, je devrais me lancer dans le mélo, moi aussi).   

 

Si je l'ai lu en un temps record et si je me suis attachée aux personnages, si j'ai vibré avec eux, quand même, il y a des répétitions, des longueurs.  Au bout d'un moment, je m'en fichais un peu, je voulais passer plus de temps avec eux mais bon.  Objectivement, l'auteure en fait parfois un peu trop.  Trop d'exploitation pour Tatiana, trop de bonté de sa part, trop de droiture pour Alexandre, trop de conversations qui se répètent un peu, trop d'hésitations, une partie "romantique" bien agréable à lire mais quand même un peu longue, qui coupe l'histoire...   Mais c'est un roman d'amour.   Et dans un roman d'amour, il y a des codes.  Les vrais méchants sont détestables (j'ai dé-tes-té un personnage.  Vraiment.) et les héros s'aiment du plus pur amour, of course.   Mais c'est un peu pour ça qu'on lit ce genre de roman, n'est-ce pas!


 

Et cette finale... impossible de ne pas avoir le goût de lire la suite, vu que je sais qu'elle existe.  Mon esprit un peu bizarre aurait peut-être terminé ça là, comme ça.  Ça aurait sans doute été plus fort.  Je sais, no comment.  Oui, I'm weird.  Et j'assume.

 

Le billet de Pimpi, qui l'a lu un tas de fois et qui m'a donné envie de le lire.


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