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Sur les traces de Michel Tremblay

18 Septembre 2013 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Littérature québécoise

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Aujourd'hui, je vous emmène à Montréal, dans le petit univers de Michel Tremblay, que j'ai découvert par le biais des tours de ville Kaléidoscope en juin.   Et le petit monde de Michel Tremblay, c'est le plateau Mont-Royal de son enfance et de son adolescence, surtout.  Du moins, c'est celui que nous avons visité.   Celui des chroniques du plateau Mont-Royal, principalement "La grosse femme d'à côté est enceinte", "Thérèse et Pierrette à l'école des St-Anges", "La duchesse et le roturier" et "Le premier quartier de la lune".  Avec un peu de "un ange cornu avec des ailes de tôle" à travers. 

 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas du tout Michel Tremblay, il est né en 1942.  Il est d'origine modeste (issu de la classe ouvrière) et grandit dans un 71/2 de la rue Fabre, sur le Plateau, à Montréal, avec 12 personnes de la famille.   À cette époque, le Plateau n'était pas ce qu'il est aujourd'hui : c'était en effet le lieu de résidence de la classe ouvrière.  Pas de condos hors de prix à l'époque!   Les personnages de Tremblay reviennent souvent d'un roman à un autre, d'une pièce à une autre.  Dans les chroniques, on les voit jeunes, pour la plupart, mais il y a Albertine (qui sera en 5 temps), Marcel (un jour poursuivi par les chiens), Simone, Marie-Lou, Carmen et tout ça.   Il y a aussi Josaphat le violoneux et une Victoire (rappelez-vous "La maison suspendue").   Cette récurrence permet de les explorer plus en profondeur, de voir leur évolution, de se souvenir de ce qu'ils étaient, de voir ce qu'ils sont devenus...  Bref, ça le rend bien réel, ce petit monde.   Tremblay se distingue aussi de par son ouverture d'esprit et son traitement direct de divers thèmes qui n'étaient, à l'époque, pas toujours bien vus.  Son homosexualité teintent ses écrits et il réussit à mettre en scène Edouard, un gay traversti, bien avant l'heure (bon... début des années 80, mais quand même!).  Tremblay parle aussi des classes sociales, il remet en question les institutions et relate les événements avec un mélange d'ironie et de nostalgie qui est ma foi très efficace.

 

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Le fameux appartement de la rue Fabre.  La porte rouge, en haut à droite, c'est là où habitait tout le petit monde de "La grosse femme".  Et où a habité Tremblay, cela va sans dire.  Une de ces maisons typiques du plateau, avec les escaliers extérieurs, une construction en L ainsi qu'une petite ruelle en arrière. 

 

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Et ici, tout en bas, à gauche, la galerie des tricoteuses, femmes mystérieuses tricotant à longueur de journée les personnages des chroniques, vues seulement pas les animaux et les fous. 

 

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L'arrière des fameux appartements.  Où on s'imagine fort bien les femmes s'interpeler l'une autre de leurs galeries, commenter tous et chacun et potinant à coeur joie.  On s'entend, entre les oeufs, le bacon, le ménage et ça recommence (ou un truc du genre... dans les belles-soeurs, en tout cas), c'était pas mal leur moment de repos.

 

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Une ruelle du plateau.  Celle derrière la maison de la rue Fabre, entre Gilford et Mont-Royal.  C'est qu'il y avait toute une vie, dans ces ruelles, où les enfants jouaient et faisaient des mauvais coups.   Le tout sous les yeux des madames, sur leurs galeries!

 

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La fameuse école des Saints-Anges, où vont Thérèse, Pierrette et Simone, qui porte réellement ce nom.  Et c'est sur ce parvis-là qu'aurait supposément eu lieu la fameuse scène de la processsion de la fête dieu. 

 

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L'église super chic où les riches allaient, pendant que les ouvriers préféraient la chapelle, juste à côté.  Je vous fais grâce de l'intérieur très heu... doré.  Mais vraiment.  :)

 

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Sur Mont-Royal, la fameuse taverne où allait boire le mari de la grosse femme.  Et pas très loin, il y a le magasin de chaussures où travaille Edouard dans les romans.

 

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Un autre des appartements où a habité Tremblay avec sa mère.  Celui dont il parle dans Un ange cornu, quand il doit, entre autres, trouver le moyen d'aller rembourser des prêts sur la rue sans que personne ne le voie.  Juste à côté, le resto où il travaillait comme livreur. 

 

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Aucun rapport direct avec Michel Tremblay mais ces vieilles maisons font assez étrange sur la rue Mont Royal!  Et je vous laisse sur quelques photos prises dans le carré St-Louis, autour duquel Tremblay a habité, mais je ne sais plus où exactement.   Mais c'est un endroit que j'aime énormément et ce depuis longtemps, parce que Nelligan ;)))  Dont vous verrez la maison rue Laval (mal photographiée) à la fin du billet.

 

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Et puis, vous avez le goût de venir visiter Montréal?

J'ajouterai également que le guide était ma foi excellent.  Non seulement il avait lu les romans mais il les connaissait, les appréciait et était en mesure de faire des liens entre eux et, surtout, de nous donner le goût de les lire et de les relire.  Une promenade que je conseille vivement à tous les amateurs de Michel Tremblay!

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