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Paul au parc - Michel Rabagliati

8 Février 2012 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Bandes dessinées - mangas

Paul-au-parc.gifCommentaire

Dire que je ne suis pas vendue d'avance quand j'ouvre le nouveau "Paul", ce serait mentir.  J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises, j'ai déjà tenté d'expliquer pourquoi ça me plaisait autant, sans réellement réussir, je pense.  Ça ne vous surprendra donc pas de savoir que j'ai adoré ce nouvel opus de Paul, n'est-ce pas!

 

Cette BD s'éloigne du dernier "Paul à Québec" pour nous ramener en 1970, alors que Paul avait une dizaine d'années.   Le Québec en 1970, c'est le FLQ, c'est la crise d'octobre.  Mais Paul a dix ans.  Un peu loin de tout ça, il vit entre ses parents, sa grand-mère et sa grande-tante, qui habitent l'appartement d'à côté, avec les portes toujours ouvertes entres les appartements.  On a l'impression que c'est lors de cette période que les bases de ce qu'il va devenir sont jetées et qu'après ça, il ne sera plus jamais vraiment aussi "enfant" qu'avant. 

 

Paul au parc, c'est aussi sa rencontre avec les louveteaux, où il rencontrera des adultes qui seront pour lui significatifs.  Bon, on s'entend, aujourd'hui, les louveteaux, ce n'est plus ce que c'était hein.  En 1970, il fallait "être de religion catholique", il y avait un aumônier...  Mais cette BD rend bien l'atmosphère de camaraderie, de collaboration et de "gang de petits gars".  On sent que pour eux, ça devait être génial, intense et que ça pouvait changer beaucoup de choses.  Il y avait des adultes qui étaient là pour eux, des mentors et c'est cette relation qui est explorée dans cette ici.

 

Mais surtout, Paul, c'est nous autres.  C'est Montréal dans les années 70, c'est notre histoire, notre langage, nos références culturelles.  Bon, moi je suis un peu jeune, quand même, mais voir la chambre de la petite fille décorée avec Pierre Lalonde et les Sultans, ça fait rire.  Voir ces marques et ces magasins qui n'existent plus, ça fait sourire.  Et c'est terriblement nous autres, tout ça, toute cette culture-là, cette histoire-là. 

 

Le dessin est simple et il y a parfois de longues séquences sans paroles que j'aime particulièrement.  Il y a un souci du détails dans les arrière-plan, toujours ce petit quelque chose qui me rappelle un souvenir précis et qui me fait me voir moi, petite fille.  Même si je n'habitais pas Montréal.  Même si mes histoires à moi sont arrivées un peu plus tard.  Les histoires de Paul sont terriblement touchantes, toujours un peu nostalgique et celle-ci ne fait pas exception.  Les dernières pages sont magnifiques.

 

Bref, j'ai beaucoup aimé!

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