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Mon coin lecture ... maintenant à moncoinlecture.com

Où je réalise que je suis peut-être - encore - due pour des vacances

23 Février 2014 , Rédigé par Karine :)

nuit-blanche-2014.png

(À noter... ce billet ne parle pas de la nuit blanche - bien que j'y serai samedi - mais comme c'est à cause de cette application que tout ça est arrivé ben... voilà!)

 

Ce matin, je me suis réveillée un peu tout croche.  J'avais fait un de mes rêves débiles où je rêvais que j'avais des terreurs nocturnes et que j'essayais de crier sans en être capable alors que j'étais attaquée par des images holographiques de tous les sacs à main (oui je sais, je sais... no comment) que j'avais honteusement abandonnés dans mon garde-robe au fil de ma carrière de bag-addict et comme j'en avais un peu marre de stresser alors que techniquement, dormir, c'est supposé faire tout le contraire, j'étais debout vers 5h30 du matin. 

 

Moi qui me bats depuis 2 ans pour réussir à me lever avant 7h.  Ce qui, pour moi, a toujours représenté l'équivalent d'une grasse matinée.  Jusqu'en février 2012.  Mais bref, passons rapidement sur cet épisode peu glorieux de mon existence et revenons à ce matin. 

 

Vers 8h15, je suis en grande discussion avec maman (qui, elle, ne passe pas la moitié de sa vie à dormir) et je tente - maladroitement - de lui expliquer comment downloader une application pour la Nuit blanche de la culture à Montréal.  Ma mère, qui se souvient de tout, a un souvenir très clair que j'avais le truc sur mon téléphone l'an dernier et que je pouvais suivre toutes les activités à la trace.  C'est d'ailleurs ce qui l'avait décidé à acquérir elle-aussi le dit téléphone intelligent (qui a été depuis monopolisé par mon père et son obsession Candy-Crushienne... mais c'est une autre histoire). 

 

Comme parfois il me semble que maman et moi parlons des langues différentes quand il s'agit d'informatique (et que je n'ai en fait aucune idée d'où elle peut bien appuyer pour avoir les trucs étranges qui semblent apparaître sur son Ipad), je décide donc de récupérer le téléphone pour tenter de faire les étapes une à la fois.  Avec explications à l'appui. 

 

Je commence donc une fouille en bonne et due forme de mon sac-à-main-avec-des-cerises-dessus.   Et là, petit moment de panique, mon téléphone n'est pas dans sa petite case dédiée.   Je farfouille, tasse le ereader, les factures, les bonbons, les cartes, le bouquin, les magnets, me pique sur un badge du Docteur qui s'est manifestement télétransporté... toujours pas de téléphone. 

 

Ok.  On respire par le nez.  On reste calme.  Il n'est jamais que 8h15 du matin. 

Toujours pas. 

Ça va, fini le calme.  À l'envers, le sac. 

Et si j'ai trouvé une boucle d'oreille perdue depuis un moment... no Iphone en vue.

 

Dans ma tête, ça ne fait qu'un tour. 

"Ah non, je ne pourrai pas t'aider, j'ai ENCORE laissé mon téléphone à l'hôpital.  Je vais devoir remonter un samedi, ça m'apprendra à prendre mes mails sur l'heure du midi, je suis accro à l'informatique, va falloir me désintoxiquer... etc. etc. etc."

 

Je suis déjà en train de sortir de mon pyjama (à grand renfort de "je fais donc pitié, je vais devoir sortir dans le froid et me taper 60 km parce que je suis trop zouf pour ranger mon cell après utilisation") et maman est sincèrement désolée pour moi (et un peu découragée aussi).  Quant à moi, je m'imagine devoir virer mon bureau (et la matériathèque) de bord pour dénicher le fameux objet, étant donné ma propension à "ranger" les choses à des endroits ma foi... inusités. 

 

Je me plains encore et je lance à maman

 

"Attends 2 minutes, je te mets sur le lit, il faut que je change de chandail". 

 

Et là, je réalise ce que je viens de dire. 

Je regarde ma main.  Je regarde mon reflet de fille complètement interloquée dans l'objet qui est dans ma main...

 

Et j'ai remis mon pyjama.   En soupirant. 

 

Ma mère en rit encore, je pense.

Et c'est arrivé ce matin. 

 

Bien entendu, nous passerons sous silence le fait qu'elle n'ait pas allumé le moins du monde, elle non plus, que je faisais tout ce flafla à propos du téléphone soit-disant au bureau à des kilomètres enneigés de là alors que je lui parlais dedans, n'est-ce pas!

 

Quand on dit que la pomme ne tombe pas loin de l'arbre!

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