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Oh, my dear! - T. J. Middleton

11 Juin 2013 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Littérature Europe (anglais)

Oh-my-dear-.jpgQuel livre particulier.  Comme je ne lis jamais les 4e de couvertures, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre alors imaginez ma surprise quand dès le début du roman, on rencontre Al.  Al est cinquantenaire qui aime sa voiture et ses carpes (oui, vous avez bien lu.  Des poissons, glissants, avec des yeux globuleux, là), qui décide que sa femme l'emmerde.  Donc, il va la tuer.  En plus, il y a une jolie falaise de disponible.  Pourquoi se casser la tête, n'est-ce pas!  Et Banzaï, on est libre. 

 

Oui... mais non. 

 

Parce qu'après avoir commis son crime, il tombe nez à nez... avec sa femme, Audrey, qui n'était pas où elle devait être.  Comment on dit... oups?  Voilà notre homme un peu mal pris.  Et une jeune femme a justement disparu, ce même jour.  Of course, la police s'en mêle. 

 

C'est donc un condensé d'humour anglais et d'humour noir ma foi assez réjouissant qui nous est offert dans ce roman atypique.   Al est dans un pétrin considérable et tente par tous les moyens (généralement par les moyens les moins brillants et les plus méchants) de s'en sortir, en se fichant éperdument d'arroser tout le monde au passage.  En fait, non.  En tentant idéalement d'arroser tout le monde au passage.  Ça lui plaît.  Homme éminemment sympathique, comme vous pouvez le remarquer!

 

L'intrigue tient du vaudeville, avec les personnages loufoques qui entrent et qui sortent d'un côté et de l'autre souvent sans se voir et les tonnes de quiproquos qui s'en suivent forcément.  Entre la voisine au grand nez senteux qui fait des ballades dans les arbres et qui a une anciene vie over glamour, l'autre voisin et sa femme agoraphobe ou presque, le policier qui se soucie plus de ses 30 carpes (oui, un autre) que de son enquête, on a le choix.  Une panoplie de gens dans un petit village où tout le monde se connaît (limite que la couleur de leurs bobettes fait partie de la culture populaire) et où personne ne se mêle de ses affaires, où tout le monde tente de tromper tout le monde.  Pas idéal pour un meurtre, en fait.  Pas idéal du tout. 

 

J'aurais aimé apprécier certains des personnages (Alice, la voisine fumeuse de pot est encore ma préférée... quoi que la femme d'Al n'est pas mal dans son genre en plus) mais ils sont tellement, pour la plupart, soit méchants soit stupides que ce n'est pas facile du tout.  Et autre chose qui m'est très personnel, vu mon origine québécoise: l'argot anglais traduit en argot français, je mets toujours presque 100 pages à m'habituer.  Surtout quand c'est dans le corps du texte et pas seulement dans les dialogues.  Bizarrement, quand le roman est français ça ajoute à l'authenticité mais quand ça vient de l'anglais, j'ai du mal.  Et je dois souvent déduire ce que l'expression veut dire.  Ou chercher.  Si vous lisez du québécois bien argotique... vous me comprendrez!

 

Une histoire qui nous emmène dans tous les sens (si Audrey est en vie... QUI a fait un vol plané en bas de la falaise), vu que chacun raconte absolument n'importe quoi et qui m'a arraché quelques éclats de rire.  Certains réels, certains un peu jaunes.  Un roman où la morale est très accessoire et dont l'a finale m'a beaucoup plu!

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