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Les trois mousquetaires - Alexandre Dumas

6 Février 2011 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Littérature Europe (français)

Les-trois-mousquetaires.jpgcoup-de-coeur.gifPrésentation de l'éditeur

"Dans Les Trois Mousquetaires revit toute l'Histoire: le Moyen Âge parce que c'est une épopée chevalresque; le XVIIe siècle dominé par Richelieu fondateur de la France moderne; le romantisme parce que des héros exceptionnels, qui ont disparu dans une société contemporaine dépoétisée, se réfugient dans le roman.  L'auteur y a mis tout son art: la surprise, la vitesse, l'humour, la couleur, le sens du mystère et de la grandeur.  Le lecteur se sent un instant aventureux comme d'Artagnan, séducteur come Aramis, hercule comme Porthos, profond comme Athos, poète comme Dumas."

 

Commentaire

J'avais déjà lu "Les trois mousquetaires".  Je devais avoir 11 ans et je connaissais un peu car j'avais vu un dessin animé quand j'étais petite, où ils étaient représentés sous la forme de chiens.  Porthos était une grosse bête de trois fois la taille des autres, Aramis avait de longues oreilles pendantes, Athos était brun foncé et D'Artagnan avait l'air de Snoopy - et d'avoir 8 ans.  Milady était une chatte masquée, Constance avait les cheveux orange et Richelieu était un mix de chien et de loup.  Imaginez la surprise de la fillette de 11 ans qui ouvre le livre et qui réalise que:


1) Les personnages n'ont pas quatre pattes.  Pas de poils non plus (bon, ils en ont probablement hein... mais ce n'est pas nécessairement précisé)

2) D'Artagnan n'est pas un enfant.

 

J'ai donc eu à faire un deuil terrible de ce que je croyais être l'histoire et j'ai mis une bonne partie du roman à vraiment aimer.  Je vous rappelle que je parle de l'époque où j'avais 11 ans, hein! De toute façon, j'étais beaucoup trop jeune pour apprécier Athos à sa juste valeur (je le trouvais vieux, à l'époque, imaginez!) et Fashion a télépathé ce goût de relecture et m'a offert le livre pour le swap Sexy Knights et muscles utiles. 

 

Quel bonheur que d'ouvrir un roman de Dumas.  J'ai ressenti encore une fois le même plaisir que lorsque j'ai relu "Le comte de Monte-Cristo".  Il y a un souffle romesque incroyable dans l'oeuvre de Dumas.  Il sait rendre les personnages réels et les accrocher dans le contexte historique (bon... à la Dumas, hein, si on en croit les notes.  C'est qu'il prend des libertés, notre homme!) comme aucun autre.  Je me suis prise à "ménager" les pages pour faire durer ma lecture plus longtemps!

 

Les trois mousquetaires, ce sont Athos, Porthos et Aramis.  D'Argagnan est tout d'abord garde mais suite à une première rencontre disons... houleuse, ils devient amis à la vie à la mort et tout à fait inséparables.   Sérieux, les mousquetaires?  Pas ceux-là, en tout cas.  Ils sont ma foi assez turbulents, cherchant aventures et querelles un peu partout.  Ils vivent en bohèmes et, toujours à court d'argent, sont toujours à la recherche d'un moyen de manger dans la semaine.  Parfois honnête, parfois pas.  Toujours ensemble, courageux, loyaux entre eux (ils partagent tout, en fait), ils ne passent pas inaperçus et se font des amis comme des ennemis partout où ils passent.  

 

Athos (*insérer un soupir enamouré... on ne se refait pas*) est un sage au passé ténébreux, mystérieux, peu bavard mais quand il parle...  Aramis est délicat, poète et m'a fait mourir de rire à vouloir rejoindre les ordres si par hasard il n'avait pas de nouvelles d'une certaine "lingère".  Porthos est un bon vivant, mal dégrossi mais paré comme un homme riche.  Quant à D'Artagnan, il a vingt ans, il est sans peur, frondeur, impulsif, passionné.  Il arrive à Paris sur son cheval jaune avec l'idée de devenir Mousquetaire. 

 

Beaucoup d'humour, dans ce roman.  Le narrateur raconte les choses de façon étonnante, donnant à certains événements un caractère drôlatique.  Dumas a un ton enlevé et un talent de conteur immense, qui m'a fait rire, sourire, trembler de peur ou de colère et pleurer aussi.  On est dans un roman de capes et d'épées, avec des duels, de l'action, des voyages où chacun risque sa peau, des rebondissements, des batailles et même une guerre.  Loyaux au Roi Louis XIII - un peu fade, le roi, d'ailleurs (et surtout à la Reine) contre un Cardinal de Richelieu plein de prestance, qui tire les ficelles à la cour comme sur le champ de bataille, ils auront à combattre pour l'honneur de la Reine Anne ainsi que pour sauver leur peau, menacée par l'infâme Milady de Winter. 

 

Et quel personnage, cette femme.  Femme fatale, fascinante, manipulatrice, elle est prête à tout pour l'argent et l'honneur mais surtout pour assouvir ses instincts de vengence et la haine qu'elle ressent à l'égard de D'Artagnan.  Elle est machiavélique à souhait, d'une beauté dangereuse, elle séduit pour arriver à ses fins.  Impossible de ne pas trembler lors de l'épisode avec Felton ainsi que dans les dernières pages.  Milady est une grande méchante machiavélique, une vraie.  Mais quel personnage!

 

Je ne vais pas raconter l'histoire et les rebondissements.  Je garderai un souvenir très intense de poursuites sur les routes de France, d'épées cliquetantes, de bijoux précieux, d'intrigues de cour et d'héroïsme parfois presque insonscient.  Mais surtout le souvenir de ces quatre hommes, unis à la vie à la mort, presque une famille, qui ont éclairé de leurs rires, de leurs coups pendables et de leurs exploits un roman inoubliable.  J'ai refermé le livre et je les ai laiséss partir avec un sourire déjà nostalgique.  

 

Et ça, c'était après avoir pleuré pendant les 50 dernières pages du roman.  Même si je savais.  Je suis irrécupérable, je sais.

 

Merci encore Fashion

 

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