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L'histoire de Pi - Yann Martel

22 Août 2012 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Littérature québécoise

L-histoire-de-Pi.jpgPrésentation de l'éditeur

Il n'y en a pas sur mon édition... seulement une bio de l'auteur, Yann Martel, un francophone né à Montréal qui écrit en anglais.  Je n'en placerai donc pas non plus... vous allez être obligés de lire mon billet.

 

Commentaire

Ce livre, je l'avais commencé il y a plus de 10 ans.  J'avais abandonné page 60.  Je l'ai remis dans ma pile, bien décidée à dépasser la fameuse page 100 où, selon plusieurs lecteurs, il se passe (enfin) quelque chose.  Cette lecture commune avec GeishaNellie et Perrine était donc providentielle vu que toute seule, je ne sais pas si j'aurais eu le courage. 

 

C'est un livre qui a reçu des prix.  Plusieurs personnes à qui je fais confiance ont adoré et après être parvenu jusqu'à la fin du roman, je peux comprendre pourquoi.  Mais qu'est-ce que j'ai pu m'ennuyer (voire même m'emmerder) pendant une grande partie de ma lecture!

 

Le roman s'ouvre sur un homme qui raconte son histoire à un écrivain.  Il doit être dans la quarantaine mais l'aventure qu'il va nous raconter s'est passée alors qu'il avait 16 ans.  Il nous parle alors de son enfance, dans un zoo de Pondichéry, en Inde.  On sent tout de suite le regard de l'enfant qui vivait dans un monde à part et l'auteur réussit bien à nous faire ressentir cela.  Mais sérieusement, presque 60 pages à entendre parles des moeurs des animaux (que l'on connaissait déjà) et des coutumes d'un zoo (déjà connu aussi), c'est long.  Bien long.  Ensuite, on  nous parle de religions et de croyances.  Et on se demande ce que ça peut bien faire là, cette grande histoire sur le l'hindouisme, le christianisme et la religion musulmane.  Bon, c'est toujours moins pire que les histoires d'animaux et la candeur du regard de Pi est agréable.  Après presque 40 pages, j'en ai eu - encore - un peu assez hein... Bon, on comprend le pourquoi plus tard, bien entendu.  Mais pour la lectrice que je suis, il y avait des longueurs. 

 

Finalement, le naufrage (parce qu'il y a naufrage) arrive.  Vous pourriez vous en douter à voir la couverture alors je ne spoile pas grand chose.  Il y aura un loooong moment de la vie palpitante d'un naufragé sur un canot de sauvetage.  Bien entendu, les circonstances sont particulières.  Bien entendu, il y a des phrases magnifiques, des images particulièrement évocatrices.  On ressent l'intensité de la peur, de la solitude, de la foi aussi.  La relation qui se tisse est intense et troublante, fascinante par moments. 

 

Toutefois... qu'est-ce que j'ai pu m'ennuyer.  La largeur exacte de la coque, l'endroit où se trouve le casier, la description précise du canot, les routines, la façon dont il va survivre, la chasse, la pêche, la façon (pas toujours ragoutante) de manger... c'est long et très répétitif (vous me direz que c'est normal vu la situation).  Puis, par la suite, un long rebondissement plus intéressant pour moi à lire parce que différent du reste mais je crains d'avoir manqué une partie de la symbolique de ces algues et de ce microcosme.  Si quelqu'un peut m'éclairer...

 

Finalement, la fin.  Dont je ne vous parlerai pas vraiment mais qui a pour moi éclairé le roman et qui m'a donné à réfléchir.  Même que je suis contente de l'avoir terminé, juste pour ça.  Un roman que j'ai trouvé bien écrit, joliment imagé (certaines descriptions du ciel sont magnifiques) mais pour lequel je n'étais sans doute pas le public idéal.   Une réflexion intéressante sur les croyances, sur la foi, sur la solitude et la force de l'homme dans des circonstances extrêmes.   Dommage que ma lecture ait été si pénible...

 

Les billets de GeishaNellie et Perrine.

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