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Copines in Lisbonne

28 Février 2011 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Voyageuse... et LCA!

Images-10-8177.JPG(statue de Fernando Pessoa devant le café A Brasileira - où nous avons bu SuperBuck et porto, à Lisbonne)

 

Que c'est court les vacances!   Ce petit 10 jours de congé - qui explique ma non-réponse aux mails et commentaires - m'ont menée à Paris où j'étais invitée par la so glamourous Fashion (ok, l'invitation s'est plutôt déroulée ainsi: m'imaginer à bout, les traits tirés, le ton plaintif et désespéré.. "Fashiooooon, c'est quand, tes vacaaaaances de février, j'en peux plus, je veux aller en balaaaade, idéalement, genre, comme, chez toi!". 

 

Comme la dite Fashion comprend toujours mes sous-entendus, même quand ils sont plus subtils que ça, nous avons finalement passé mes vacances à cheval entre Paris, Le Havre (où j'ai bu plus de champagne en une journée que dans toute ma vie d'avant... sans même parler de la qualité) et Lisboa.  Prononcé avec un genre de "ch" antérieur à la place du "s".  Franchement, je ne maîtrise pas duuuu tout l'association graphème-phonème en portuguais.   Du tout.   Mais je suis un super perroquet, par contre.  Au point de me faire demander si j'étais portugaise par un chauffeur de taxi dont le soulagement - il venait d'entendre le charabia frano-castillano-anglo-portuguais de Fashion - a été de courte durée vu que je venais de prononcer le seul mot dont j'arrivais à me souvenir!

 

Lisbonne, donc.  Première constatation: il n'y a pas de neige.  En février.  Impossible à concevoir pour moi, ou presque.  Même que je me suis baladée en t-shirt.  Unbelievable.  Je l'ai d'ailleurs souvent répété, je crois.  Lisbonne, la ville aux 7 collines, que nous avons toutes dû gravir à travers nos pérégrinations (volontaires... ou pas), a un charme tout à fait particulier et dès que nous y avons mis les pieds, nous n'étions clairement plus à Paris.  Et encore moins au Québec.  D'abord, il y a des palmiers, des façades colorées, ou encore tapissées d'azulejos. 

 

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C'est aussi une ville qui a poussé dans ces collines, un peu n'importe comment, selon le terrain et les envies des maisons.  Ou alors le plan d'urbanisme était très très bizarre!

 

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On est au bord de l'eau, il y a plein de petites rues pleines de cordes à linge (j'ai un amour fou pour les petites rues.  À croire que j'aime le "long et mince".  Pour les rues.  Qu'allez-vous penser?!?!) , les gens sont super sympathiques, toujours souriants devant notre impossibilité à parler la langue et notre prononciation fantaisiste. 

 

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Après quelques joyeuses montées, nous avons visité le château de St Jorges (celui, tout en haut, que vous pouvez apercevoir à quelques endroits).   Super visite, même si, malgré nos valeureux efforts, nous n'avons jamais réussi à trouver la partie "fouilles archéologiques".  Je suis certaine que c'était une histoire de passage secret, de porte dérobée et de mot de passe transmis de bouche à oreille à travers les siècles.  Nous avons pu constater le vertige de Miss Fashion, qui longeait les murs, et admirer de magnifiques vues de la ville. 

 

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C'est aussi sous un super beau soleil que nous nous sommes transportées à Belem (il y a un accent en quelque part dans ce mot... shame on me, je ne sais plus où...) pour voir un monastère avec un cloître très, très chic et très décoré (les portugais aiment les décos, je crois.  Du moins les portugais d'il y a un moment) tandis que Stéphanie et Ursula nous attendaient en lisant tranquillement dans un parc.   Puis, balade au bord de l'eau pour voir deux monument sooo Lisbonne, dont la tour qu'on voit partout et qui était autrefois au milieu du Taje!

 

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Après avoir mangé des assiettes énoooormes de spécialités portuguaises pour presque rien (j'inclus là-dedans une étude over-sérieuse pour savoir quelle pasteleria - à prononcer bourré... ça le fait mieux -  faisait les meilleurs pastels de nata), avoir erré dans les rues, avoir pris le mauvais bus, débarqué à la mauvaise station de tram, chanté dans les rues, il fallait bien se reposer un peu et visiter Lisbon by night.  Nous avons donc élu domicile dans un bar à porto où nos conversations ont fait les joies des voisins (qui, malheureusement - pour nous - étaient very Français).   Entre les portos, les cocktails au porto (caipiporto... hmmmm) et le vino verdhe, nous avions le choix!  Et, bien entendu, nous avons tout testé.  Pour l'avancement de la science.  Obviously. 

 

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Puis finalement, au grand désespoir des oreilles de notre entourage, nous avons découvert... le fado, ce chant traditionnel portugais.  Ursula nous avait avertis... "c'est des gens qui chantent des chansons tristes.  Fort.".  Faut croire que nous sommes sourdes ou "loud" nous-mêmes parce que nous avons adoré.  Littéralement. Même que certaines d'entre nous ont joué les vedette et sont montées sur scène.  Et que nous avons baragouiné les airs le reste de la semaine.  Avec des paroles plus qu'approximatives.  Et un talent certain pour la justesse et la pose de la voix.  Comme un certain jeu Wii Glee nous l'a prouvé plus tard - au grand plaisir des voisins, très certainement. 

 

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Et comme ça, en vrac...

 

- Les tops géographes que nous sommes, Fashion et moi, avons découvert avec stupéfaction que non, le Taje n'était pas en Inde.  Mais certainent proposent qu'il peut se tansformer en Gange par moments, en fonction du nombre de verres d'alcool ou de minutes écoulées depuis le réveil. 

 

- Personne ne me prend au sérieux.  Ce sont des copines hilares qui ont accueilli ma constatation - en réalisant que l'avion s'éloignait un peu trop des terres - qu'il avait probablement été détourné.  Et c'est sans même vérifier par la fenêtre qu'elles ont affirmé haut et fort que l'étendue toute blanche que je voyais, et qui me faisait souçonner que nous survolerions bientôt le Groenland, était en fait un gros nuage.  Pfffffffffff...

 

- Les plans de bus sont probablement écrites en portugais.  Et les directions portugaises sont sans doutes différentes.  Parce que bon, disons qu'une chance que nous aimions marcher!  Nous étions deux à être ab-so-lu-ment certaines de notre affaire et nous nous sommes ramassées au bout du monde.  Mais un bien joli bout du monde.

 

- À Lisbonne, il y a des palmiers.  Comme je l'ai si bien fait remarquer à chaque fois qu'on en croisait un.  C'est à dire, souvent. 

 

- Boire de la jinjinia (ou un truc qui sonne comme ça) dans la rue, en pleine nuit, c'est génial.  Et les marchands de lunettes soleil (toujours en pleine nuit, je le rappelle) sont mignons.  Sauf que bon, à 19%, même si ça goûte le jus de cerises... visiblement, ça n'en est pas.

 

- Nous sommes définitivement reliées astralement à Daviiiiiid-chou.  Parce que pour nous rendre hommage, nous avons vu apparaître une quantité incroyables d'écossais habillés de bleu, avec TENNENTS écrit devant le t-shirt.  Moi je dis que c'est un signe.

 

Et je vous fait bientôt un billet sur Sintra (j'en ai un peu marre de placer des photos, là, maintenant) et sur mes quelques jours parisiens.  Et, croyez-le ou non, je n'ai acheté AUCUN livre à Lisbonne.  Malgré de jolies bouquineries.  Bien entendu, le fait que je ne comprenne pas un mot de portugais n'a aucun rapport là-dedans... je suis juste devenue over-sage!

 

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