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Cold Comfort Farm - Stella Gibbons

24 Juin 2013 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Littérature Europe (anglais)

cold-comfort-farm.jpgJe vous le dis d'emblée, ce roman, écrit en 1932, n'a pas été traduit en français.  Et c'est ma foi fort dommage car il est dé-li-cieux.  Avis aux éditeurs qui aimeraient le traduire!

 

Roman qui a été écrit en 1932 mais qui se passe en 1946, ce qui explique les vidéophones et les taxis aériens (je trouvais que nos copains anglais étaient ma foi fort avancés pour leur époque) et la bizarre de guerre que je ne pouvais pas réellement situer.  Le pitch?  Les parents de Flora Post sont décédés.  Et elle a reçu une magnifique éducation, faisant d'elle une jeune femme très accomplie, capable de tout faire... sauf gagner sa vie.  Du coup, elle décide que si s'imposer à ses amis est bien mal vu, aller s'incruster dans sa famille, il n'y a aucun problème.  La voilà donc en train d'écrire des lettres à divers membres de sa famille - qu'elle n'a jamais vus de sa vie - pour finalement aboutir, son manuel du Higher common sense sous le bras, à Cold Comfort Farm, au fin fond du Sussex. 

 

Et, comme elle est une jeune femme supérieure, bien entendu, elle va tout régler leurs problèmes!

 

Avouons-le d'emblée, c'est très très drôle.  Flora dit tout ce qu'elle pense, est très imbue d'elle-même (elle se voit comme la prochaine Jane Austen, bien que n'ayant jamais écrit un mot de sa vie), très correcte... et se mêle de tout ce qui ne la regarde pas.  Et quand elle débarque à Cold Comfort Farm, elle débarque.  Et elle réalise très vite qu'ils avaient grand besoin d'elle.  Entre la terreur de la maison, Tante Ada Doom, Amos, qui prêche la colère de Dieu et fait peur à tout le monde, Seth, qui met régulièrement la servante enceinte et Elfine, enfant des bois sauvage et manquant de vernis, elle a fort à faire.  Et la voilà en train de règler leurs vies, sous leurs yeux ébahis par ses exigences qui leur apparaissent complètement saugrenues. 

 

Il y a une brochette de personnages saugrenus, une brochette de solutions tout aussi folles, mais ce sont surtout les réflexions de Flora, le décalage et l'évidente parodie des romans "de terroir" de l'époque qui font que c'est un réel plaisir.  Le dialecte est jouissif et fait de mots inventés (je pensais que je perdais mon anglais un moment donné), les situations sont incroyables et c'est quand même assez miraculeux que ça se passe comme ça. 

 

Bref, un roman délectable et totalement doudou!

Vous êtes certains que personne n'aurait le goût de le traduire?

 

Mois anglais

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