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Caps d'acier et talons hauts - Johanne Pronovost

28 Avril 2014 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Littérature québécoise

caps-d-acier-et-talons-hauts.jpgTout de suite, l'idée m'a intriguée.  Un roman de chick litt se déroulant sur un chantier de construction (d'aménagement paysager, soit, mais il y a des drills et des clous pareil, bon), c'était osé.  Du coup, pour terminer mon samedi après-midi au coin du feu, c'est ce roman québécois que j'ai choisi.  Et si j'ai eu un peu peur au début, j'avoue avoir passé un très bon moment et avoir bien aimé ces personnages modernes et hauts en couleurs... surtout dans leur langage!  Parce que si vous voulez du québécois "mal dégrossi", c'est exactement ce que vous allez trouver dans ces dialogues!

 

Quand Elizabeth Morin a décidé de quitter Montréal pour suivre son beau Lou en Outaouais, elle imaginait une vie parfaite avec son chum d'amour adoré.  Quand, quelques années plus tard, sa job c'est "shakeuse" de pots de peintures pas équitables chez ProRéno, elle a bien déchanté.  Et est devenu inendurable, au point que son Lou en as plein son casque.  Mais vraiment.   Allez hop, la belle ne fait ni une ni deux, elle va se faire engager dans l'entreprise de son chum, en bas de l'échelle, pour tenter de retrouver la passion de designer qui l'habitait.  Vous pouvez sans doute vous imaginer à quel point un gars qui en a assez de sa blonde est ravi de la voir apparaître.  

 

C'est l'histoire d'un été qui se déroule sous nos yeux amusés.  Un été où prendra forme un magnifique jardin (dessiné pour un millionnaire) et où Eli passera de fille désespérée à fille en peine d'amour à fille qui tente de se reconstruire.  Les relations se nouent graduellement, même si la miss  n'a pas la langue dans sa poche et est plutôt directe (voire même crue).  Disons que sa vision du romantisme est toute personnelle.  Bref, un roman frais, léger, qui change du contexte habituel (même si il y a un scénario tout prévisible comme on l'aime), qui nous fait passer un agréable été avec une bande d'hurluberlus aux gros - ou moins gros - bras.   Un bon moment de détente. 

 

Vous vous demanderez donc pourquoi j'ai eu peur?  Une raison.  D'abord, la langue surprend au départ (même si j'ai ma foi... reconnu certains copains à moi) et Louis, malgré ses tatouages, ne me faisait pas fansmer pour une demi-cenne avec ses "ma grosse".  Même si la passe des maillots dans l'écumoire m'a fait rire...  et m'a rappelé des souvenirs.    Mais bon, finalement, ça passe... et j'ai moi-même passé un bon moment!

 

 

 

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