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C'est la faute au blé d'inde!

29 Avril 2014 , Rédigé par Karine :) Publié dans #Chroniques d'une LCA

Diet-Pepsi.jpg

(image prise quelque part sur un site d'épicerie... mais je ne sais plus lequel...)

 

Décidément, je pense que je devrais changer le titre "Chroniques d'une LCA" pour Chroniques d'une GEA.  Gaffeuse Étourdie Anonyme.  Des fois, je me fais peur.  

 

Pas rien qu'à moi, d'ailleurs.  C'est d'ailleurs là tout le problème!

 

Ceux qui me connaissent un peu savent que j'ai une mauvaise habitude. Une drogue.  Une addiction.    Le pepsi diet.  

 

Pour moi, il n'y a pas d'heure pour boire ce truc.  C'est dès le lever.  À tel point que quand je vais chez les gens, je les préviens d'avance, pour ne pas qu'ils me croient folle.  Bon, en fait, ils le croient quand même, hein.  Mais ils font la bizarre de face... avant.  Genre, quand je ne les vois pas.   Et je peux traîner ma bouteille (température pièce... oui, je sais, je sais...) toute la journée... et finir de la boire 2 secondes avant de me coucher.  Aucun impact sur le fait que je dors comme un bébé.  Ca doit s'appeler l'accoutumance à la caféine.  

 

Bref, ma bouteille de plastique - bouchée... je me connais, quand même - de 710 mL de Pepsi Diet, c'est un peu une extension de moi-même.  J'en ai toujours une.  Ça, et un bouquin.  Un dans chaque main.  Ce qui explique peut-être la mésaventure qui suit.  

 

Si vous suivez quelques québécois sur Facebook, vous savez qu'on a eu un hiver de schnoutte.  La neige a tombé tôt pour ne jamais repartir, elle est tombée en quantité industrielle (croyez-moi, après 6 mois, même quand on adore l'hiver, on n'a pas du tout le goût de chanter en gambadant sous les flocons à la fin avril.  Expérience vécue.  D'avant-hier.) et en plus, il a fait un froid de canard.  Je dirais même plus, un frette de canard (d'ailleurs, j'envoie un câlin virtuel à la personne qui saura me dire pourquoi un froid de canard est plus froid qu'un autre froid...)  Ma facture d'Hydro a EXPLOSÉ en janvier alors que je n'étais même pas là.  Du coup, en bonne peureuse que je suis, j'ai parfois chauffé le poêle.  Quand j'étais là.  Genre assise devant (où j'avais transporté un divan).  Jusque ça éteigne.  Quitte à me coucher à une heure pas possible.  Il ne faudrait surtout pas que... je sais pas... le poêle de fonte fonde, hein!   Tout ça pour dire que je suis OVER précautionneuse avec ce foutu poêle à bois.  Je ne chauffe pas la nuit, pas quand je ne suis pas là, pas quand je suis trop loin... vous voyez le genre.  

 

Ceux qui disent "le genre paranoïaque, oui", je ne leur en voudrai même pas.

 

Toujours est-il que j'étais dans un tête à tête intime avec Marcel (Proust, de son nom de famille) quand je réalise soudain que, clairement, je ne PEUX plus supporter le machin qui est coincé entre mes dents.  Le blé d'inde, c'est le mal.  Réalisant que je ne pourrai pas me brosser les dents avec mon livre et mon pepsi, je laisse ce dernier sur une quelconque surface plane (et accessible... faudrait surtout pas que j'aie à me pencher, genre) et continue à lire les malheurs de Swann avec Mme Verdurin, la brosse à dents travaillant mollement dans l'autre.  

 

Puis, soudain, je vois un truc.  

 

Mon Iphone. 

 

Et là, dans mon esprit, ya comme un buzz.  CandyCrushCandyCrushCandyCrushCandyCrushCandyCrushCandyCrush.  Mon autre addiction.   Je passe ma vie à attendre après des nouveaux tableaux et à me demander pourquoi Odus le hibou, qui est un OISEAU passe son temps à tomber de la foutue lune au lieu de genre... VOLER...  mais bon, je m'égare!  Toujours est-il que je m'installe le plus confortablement possible (sur le bord du bain, c'est relatif) pour épuiser mes 5 vies avant de retourner profiter de mon feu de foyer.  

 

C'est pendant que je suis entrain de maudire le bonbon enveloppé qui a fait sauter ma bombe colorée pour rien que quelque chose flotte jusqu'à mes narines.  

 

Une odeur.  

De brûlé.  

 

Regard soupçonneux en direction de la cuisine (mon poêle à bois y est).  En trois bonds, j'y suis.  Et je constate qu'une sculpture style "art moderne post apocalyptique" trône sur le poêle.  Genre un arbre transparent dans sa mare de sucre bouillant.  Et brun.  Que j'aperçois à travers une étrange fumée odorante... un mélange de sirop de sucre qui cuit, de chimique... et de plastique chauffé.  

 

Mon premier réflexe?  Regarder au plafond pour voir s'il n'y a pas un trou et si ce n'est pas un bloc de glace qui est tombé du toit.  Ben quoi... c'était TRANSPARENT!  

 

Nope.  Plafond intact.  Les petits mécanismes cérébraux se remettent en fonction... et je mets AU MOINS - parce que des fois, on se demande ce que fait mon cerveau à part retenir des dates de fêtes, des plaques de voiture et des détails inutiles - 8 secondes à comprendre sur QUELLE surface plane (et visiblement brûlante) et accessible j'avais nonchalamment et glamoureusement déposé ma bouteille de pepsi...  

 

Bouteille qui, visiblement, peut fondre.  Quand une zouf la met sur un poêle qui chauffe à fond. 

 

Et vous ne voulez même pas SAVOIR le chiar que ça a été de nettoyer tout ça, vu qu'un feu... tu éteins pas ça de même!  J'étais au scraper!  Et toutes fenêtres ouvertes.  À -35.  On se demandera ensuite pourquoi j'ai des factures d'Hydro pas possibles!.  

 

Des fois, je m'aime juste moyen.  

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